Diététique et diabète : les 4 principes clés

Date
Partager

Les connaissances diététiques quand on parle de diabète de type 1 semblent parfois complexes. Voici quelques principes de bases indispensables. 

Besoins nutritionnels : valeurs repères

Qu’elles que soient les sources d’informations, on ne vous parlera pas seulement de besoin nutritionnel, mais aussi « d’apport nutritionnel conseillé ». Il s’agit du nombre de calories que les scientifiques ont déterminé pour couvrir les besoins de toute la population. En raisonnant à l’échelle de la population, ces chiffres ne sont que des valeurs repères et diffèrent bien entendu pour chaque personne. Ils évoluent ensuite en fonction du sexe, de l’âge, de l’activité physique et tout simplement de la constitution de chacun.

Les groupes d’aliments

Le premier réflexe à acquérir lorsqu’on vit avec un diabète, c’est reconnaître les groupes d’aliments. Le diabète impose souvent d’avoir des connaissances sur le sujet.

Il existe 7 groupes d’aliments déterminés en fonction des nutriments principaux qu’ils contiennent. On distingue :

  • les légumes et les fruits qui apportent des vitamines, des minéraux, des fibres et plus ou moins de glucides. 
  • les féculents comme les céréales, le pain ou les pommes de terre qui sont la première source d’énergie pour les cellules.
  • les viandes, poissons ou œuf qui apportent des protéines, du fer et de la vitamine B12. 
  • les produits laitiers qui contiennent des protéines, du calcium et une quantité variable de lipides. 
  • les matières grasses comme l’huile ou le beurre, sources de lipides et de vitamines A et E, qui constituent la deuxième source d’énergie après les féculents. 
  • les produits sucrés et transformés (sucre raffiné, bonbons, sirops…), qui ne sont pas indispensables pour l’organisme. Nos ancêtres n’en consommaient simplement pas. Ces produits apportent de grandes quantités de glucides ou de lipides.      

Les lipides

L’évaluation des lipides est très importante car elle impacte la glycémie. Si un repas est riche en lipides, la glycémie post-prandiale va alors s’élever de façon retardée et prolongée par rapport à un repas standard. La prise en compte des lipides est également nécessaire en cas de surpoids car les aliments riches en lipides sont particulièrement caloriques et leur apport devra donc être limité. Enfin, un taux de cholestérol élevé (et plus exactement de LDL-chol) nécessitera aussi de réduire l’apport en graisses d’origine animale et si cela ne suffit pas à atteindre l’objectif souhaité, il pourra alors être envisagé d’introduire un traitement par statines.

Glucides

Les glucides, plus communément appelés « sucres », sont la principale source d’énergie pour l’organisme. Il existe plusieurs types de glucides. Pour comprendre cela, il faut se représenter le glucide comme une longue chaîne que l’organisme va devoir découper pour fabriquer de l’énergie. Cette représentation permet alors de distinguer glucides simples et glucides complexes, les simples étant les chaînes les plus courtes. On utilise de moins en moins le terme de glucides rapides et lents, qui tentait de traduire la vitesse d’absorption de ces sucres. 

Pour le sujet atteint de diabète de type 1, il est important de pouvoir évaluer rapidement la quantité de glucides prévue au repas afin de calculer la dose d’insuline rapide à injecter en conséquence, qui en dépend directement. Une évaluation précise des glucides aux repas, qui ne va pas toujours de soi et nécessite un certain entraînement, est souvent la garante d’un bon équilibre glycémique. Connaître l’index glycémique d’un aliment, c’est-à-dire son pouvoir hyperglycémiant peut s’avérer très utile. En pratique, il peut être plus simple de faire cette évaluation à la fin du repas, surtout si l’appétit est incertain ou variable d’un jour à l’autre. Le petit décalage entre le début et la fin du repas est sans grande conséquence avec les insulines rapides, et surtout avec les insulines ultra-rapides, désormais disponibles.

Des sites internet ou des applications mobile comme Glucycheck permettent en un clin d’œil de devenir expert. Comprendre son diabète c’est aussi comprendre son assiette !     

Sur le même thème

Nous vous recommandons