Diabète de type 1 et festival : notre guide de survie

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L’été c’est aussi la saison des festivals musicaux. Des centaines de milliers de Français vont converger vers ces lieux de fête. Pas question de rater le concert de votre groupe préféré. Alors on enfile sa banane, on visse sa casquette et on prépare son kit de survie spécial diabète !

Gérer son matériel

Un festival dure souvent plusieurs jours. Côté matériel, il faut donc assurer la logistique. Avant de partir, pensez à bien recharger vos appareils ou à prendre des piles de secours. Un calcul des doses d’insuline nécessaires pour couvrir la durée du festival est de rigueur ! L’idéal est d’emballer ses flacons ou stylos dans une pochette isotherme, placée dans un sac à dos qu’on porte toujours sur soi pendant l’événement. La prudence voudrait aussi qu’on laisse une trousse de secours dans la voiture. On peut étiqueter ses affaires, dont son matériel médical, avec son numéro de portable. 

Autre situation à anticiper, en amont du festival : le trajet, parfois long et pénible (embouteillage, régulation sur site, stationnement…). Prendre avec soi quelques collations vous sauvera de l’hypoglycémie !

ATTENTION : Certains festivals n’autorisent pas le transport de nourriture et de boissons. N’hésitez pas à vous renseigner en amont auprès des organisateurs. Vous pouvez aussi demander à votre médecin une attestation médicale (comme pour un voyage en avion) afin d’éviter toute déconvenue à l’entrée.

Avant de se lancer sur le dancefloor, il peut être malin de repérer l’emplacement de la tente de secours où se tient une permanence médicale. Vous pouvez aussi vous manifester auprès de l’équipe médicale pour les informer de votre condition. N’hésitez pas à porter votre carte d’identification médicale sur vous. 

Bien accompagné·e, bien informé·e 

Enfin, il est important que le groupe de personnes qui vous accompagne soit bien au fait de votre diabète. Ainsi, elles sauront comment réagir face à aux signes d’hypoglycémie et vous apporter tout le soutien nécessaire.

Danser jusqu’au bout de la nuit

Entre deux sessions de danse endiablées, il n’est pas rare de parcourir des kilomètres sur un festival. L’hypoglycémie étant vite arrivée, n’hésitez pas à contrôler plus régulièrement votre glycémie et à vous munir de quelques collations.  

#Hack : pour ne pas louper l’heure de l’injection ou de votre prochain contrôle de glycémie, pensez à programmer des rappels sur votre téléphone.

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Drogue et diabète

Au delà d’être dangereux et illégaux, certains stupéfiants présentent des risques accrus pour les DT1. Le principal est cognitif puisqu’à l’instar de l’alcool, les drogues peuvent affecter le jugement et faire oublier le contrôle glycémique et la prise d’insuline. Elles peuvent aussi réduire les signaux de l’hypoglycémie. Certaines substances psychoactives, comme les amphétamines, diminuent l’appétit et augmentent donc le risque hypoglycémique ainsi que la déshydratation. Le cannabis à l’inverse peut décupler l’appétit et inciter à dévorer sans compter. 

Avertissement : Diabeloop n’encourage d’aucune façon la consommation de drogues. Pour rappel, la détention et la consommation de stupéfiants est interdite en France. Les informations données ci-dessus le sont à titre de prévention et de réduction des risques. Plus d’informations sur Drogues Info Service.

Penser à s’hydrater

Diabète ou pas, il est capital de penser à s’hydrater régulièrement, surtout s’il fait chaud. En effet, la chaleur peut influer sur la glycémie. L’eau reste la boisson la plus adaptée ; l’idéal est d’avoir une bouteille toujours sur soi. Si vous consommez des boissons sucrées, il faudra garder en tête le calcul des glucides et adapter les unités d’insuline. 

L’alcool perturbe quant à lui la régulation de la glycémie et peut mener tour à tour à l’hyperglycémie et à l’hypoglycémie. Sa consommation nécessite quelques précautions – et toujours de la modération.

Et n’oubliez pas : Rock your diabetes! 

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